Le marché du bois d’œuvre et du bois d’industrie

Le marché du bois d’œuvre

Avec une production annuelle de 24 Millions de m3 par an, le bois d’œuvre est le principal débouché de la sylviculture.

Le bois construction : La valorisation des produits dérivés du bois constitue pour l’essentiel un marché domestique, très dépendant de la conjoncture du BTP.

Ce secteur de l’économie utilise 60 % des bois consommés, sous forme de sciages (2/3) et de panneaux (1/3).

Pour les sciages, Il fait essentiellement appel à des grumes de résineux : 14 millions de m3 pour une consommation totale de bois d’œuvre de 21 millions de m3.

Mais une part non négligeable de la consommation de bois (19%) dans le Bâtiment relève d’autres corps d’état : coffrage de maçonnerie, bois de couverture, cloisons…

Avec un chiffre d’affaires de 6,3 milliards de francs en 1998, la menuiserie industrielle constitue la deuxième activité consommatrice de bois destiné à la construction.

Vient ensuite la fabrication de parquets, lambris, baguettes et moulures, qui consomme plus de 12% du bois, emploie 4 900 salariés et réalise un chiffre d’affaires d’environ 3 milliards de francs.

L’ameublement : Puissante, l’industrie française de l’ameublement emploie environ 100 000 salariés et réalise 66 milliards de francs de chiffre d’affaires.

Son principal handicap est la sous-consommation de meubles neufs, traditionnelle en France. Les français consomment environ 2 fois moins de meubles que les allemands. Toutefois la tradition nationale des meubles de style constitue un atout à l’exportation.

C’est ainsi que 75 % de la consommation intérieure de meubles est couverte par la production française et que le secteur prévoit, d’ici 2000, de doubler ses exportations ainsi que l’effort consacré à la formation.

L’emballage : L’industrie des emballages en bois est composée essentiellement d’entreprises de moins de 100 salariés.

Confronté à une forte concurrence du plastique et de l’emballage carton, l’emballage bois n’en représente pas moins un secteur important pour la filière bois. Toutes productions confondues, il représente près de 6 milliards de francs de chiffre d’affaires.

Souvent intégrés aux scieries, les fabricants de palettes réalisent 43 % du chiffre d’affaires du secteur de l’emballage en bois.

Les fabricants de plateaux pour fruits et légumes (1,4 milliards de francs de chiffre d’affaires) sont très dépendants des marchés agricoles, fortement saisonniers et marqués par les aléas climatiques.

Le marché du bois d’industrie

Le bois d’industrie, (ou de trituration), destiné à la fabrication de pâtes à papiers et de panneaux de particules représente 7 % en valeur de la production forestière.

La pâte à papier : L’industrie papetière constitue le secteur économique le plus puissant de la filière bois dont elle représente environ 40 % du chiffre d’affaires et 30 % des effectifs. Sa production se répartit à peu près à égalité entre l’emballage et l’usage graphique.

“L’Industrie papetière française a consommé 9,7 millions de tonnes de bois et 4,9 millions de tonnes de papiers et cartons récupérés en 1998. Le bois utilisé par l’Industrie papetière française est constitué à 75% de bois d’éclaircie et à 25% de déchets de scierie. Il s’agit pour 63,8% de bois de résineux et 36,2% de feuillus. Le bois utilisé est à 89,9% d’origine française.”

Avec une production de 8,6 millions de tonnes de papiers et de cartons, mobilisant 23 500 personnes, la France se situe au 8ème rang mondial, presque au niveau des grands pays forestiers et papetiers que sont la Finlande et la Suède.

Les panneaux : La France est le troisième producteur de panneaux de particules de l’Union européenne, derrière l’Allemagne et l’Italie. Cette industrie a été l’objet d’un important mouvement de modernisation et de concentration.

La fabrication de panneaux de particules et de fibres transforme 3,9 millions de m3 de bois de trituration, dont la moitié sont des sous-produits de scierie. Ce secteur regroupe une centaine d’entreprises de 20 salariés et plus qui produisent 4,5 millions de m3 et réalisent environ 8 milliards de francs de chiffre d’affaires.

Avec 3,6 milliards de francs d’exportations, il est le deuxième exportateur parmi les industries du bois.